Après plusieurs jours de rétention à Agadez, le président exécutif continental de l'Association Le Réveil de la Jeunesse (ARJ), Djimadoum Ferdinand, a été remis en liberté. Les investigations conduites par les services de police n'ont retenu aucune infraction contre lui, selon les déclarations du commissaire en charge du dossier.
Le responsable de l'enquête explique que toute cette affaire est née de dénonciations qui se sont révélées infondées. « C'était vraiment une fausse accusation. Après les investigations, nous avons constaté qu'ils ne sont liés à aucune infraction et nous avons procédé à leur libération », a-t-il indiqué à notre rédaction.
Interpellé le 19 juin dernier, Djimadoum Ferdinand avait toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. Il soutenait que son arrestation était liée à un incident survenu devant l’établissement scolaire privé Telwa, à Agadez, où il affirme avoir été victime de brutalités de la part de délinquants avant d’être conduit par des individus se présentant comme des policiers, puis arrêté sans mandat. Il contestait toute implication dans des activités illégales ou toute tentative d'incitation contre les autorités nigériennes.
Au cours des investigations, deux responsables de l'ARJ, Idris Issa et Haroun Tahir Abubakar, qui s'étaient rendus au commissariat pour obtenir des nouvelles de leur président, avaient également été retenus. Les vérifications effectuées par les enquêteurs n'ayant révélé aucune infraction, ils ont eux aussi été libérés.
À sa sortie, Djimadoum Ferdinand a exprimé sa reconnaissance envers le commissaire pour la manière dont la procédure a été menée. Selon lui, l'officier a privilégié les faits et les preuves avant de prendre sa décision.
Le président de l'ARJ affirme cependant que cette période de rétention a affecté sa santé. Il dit avoir contracté le paludisme ainsi que la fièvre typhoïde.
Dans la foulée, l'Association Le Réveil de la Jeunesse a annoncé la création d'une commission spéciale chargée d'assurer sa prise en charge médicale, d'examiner les actions judiciaires à entreprendre et de coordonner le soutien des membres de l'organisation.
Au téléphone avec notre rédaction, Djimadoum Ferdinand a également lancé un message d'encouragement à ses militants, les invitant à rester unis et confiants. Il a demandé que les ressources financières prévues pour la Caravane de la paix de l'ARJ ne soient pas détournées pour ses soins personnels.
Il annonce enfin que les personnes qu'il accuse d'avoir formulé les fausses accusations feront l'objet de procédures judiciaires.
Abou Koffi
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